Guido Gezellestraat 26, 1030 Brussel
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Comment tout a commencé

La foire est une tradition séculaire. À leurs débuts, les premières foires consistaient principalement en des démonstrations d’acrobaties et de tours d’adresse. Ce phénomène trouve son origine au Circus Maximus de Rome, à l’époque romaine. À l’entrée, différents « artistes » présentaient leurs numéros. Cela plaisait énormément aux spectateurs qui attendaient de voir le spectacle principal. Comme ces artistes ne faisaient pas partie du programme officiel, ils étaient souvent chassés par les autorités. Ils partaient alors vers d’autres contrées où se déroulaient des représentations similaires dans des amphithéâtres et des arènes, comme à Nîmes, Tarragone, etc.

Ce furent les premiers artistes forains itinérants. Au Moyen Âge, les foires annuelles et les célébrations de dédicaces d’églises (les ducasses ou kermesses) ont multiplié les opportunités. Les premières foires étaient nées !

Les premiers forains parcouraient l’Europe entière pour présenter leurs numéros et leurs manèges primitifs. Ils suivaient le circuit des grandes foires annuelles qui duraient plusieurs semaines, ainsi que les festivités liées à la dédicace de nouvelles églises et à leurs anniversaires. C’est ainsi qu’est né le calendrier forain sous forme de « tournée », un système que l’on reconnaît encore aujourd’hui.

En Belgique, une « foire » trouve son origine dans une kermesse née lors d’une foire annuelle (comme la Sinksenfoor — Foire de Pentecôte — à Anvers ou la Foire de Juillet à Namur). Une « kermesse », quant à elle, a une origine plus ecclésiastique.

Autrefois, on y trouvait déjà des zoos ambulants, des théâtres, des cinémas et des attractions. À travers les rituels, fêtes, traditions et coutumes locales d’aujourd’hui, la foire constitue toujours le fil conducteur de la culture populaire, et les forains perpétuent cette tradition de génération en génération.

La révolution industrielle a permis une immense avancée pour les attractions. Cependant, les dates récurrentes des foires, le caractère itinérant des forains et les festivités locales sont profondément ancrés dans la société depuis des siècles.

Aujourd’hui, on dénombre encore plus de 2 500 foires et kermesses chaque année en Belgique. Environ 900 entreprises foraines familiales se déplacent avec plus de 2 000 métiers et attractions de février (Carnaval) à novembre (Armistice).

L’association foraine belge DFB VBF s’efforce de faire prendre conscience de la réalité des personnes qui travaillent dans l’ombre pour faire vivre la foire. La foire va et vient et semble aller de soi, mais il ne faut pas oublier ceux qui la font exister. C’est là tout l’enjeu de la reconnaissance de la culture foraine.

UNESCO

Chaque année, de février à novembre, la communauté des forains parcourt un itinéraire régulier et revient à chaque fois dans les mêmes localités. Accueillis par les autorités locales, ils installent leurs attractions sur une place publique, où ils séjournent d’un jour à plusieurs semaines.

Les attractions comprennent des stands de confiseries et des friteries, des jeux d’adresse et de hasard, ainsi que des manèges traditionnels et modernes tels que des carrousels, des grandes roues et des montagnes russes. Durant la saison, les forains vivent en famille dans des caravanes installées sur le terrain de la foire.

La communauté foraine gère les attractions et divertit les visiteurs, qui viennent pour profiter des manèges, savourer les gourmandises proposées ou simplement se promener dans les allées animées. Une fois la foire terminée, les exploitants démontent leurs installations et reprennent la route vers la ville suivante.

La culture foraine, dont les origines remontent aux marchés médiévaux, est un mode de vie qui reste aujourd’hui très présent en France, en Belgique et dans toute l’Europe. Les parents et les grands-parents jouent un rôle majeur dans l’éducation ainsi que dans la transmission des connaissances et des traditions aux enfants, qui s’impliquent dès leur plus jeune âge.

Les attractions, partie intégrante du patrimoine forain, sont souvent conservées, restaurées et exploitées par la même famille depuis des générations. Ce mode de vie nomade repose sur une solidarité forte, tant au sein de la communauté qu’en dehors de celle-ici.

Communautés

La culture foraine concerne différentes communautés, différents groupes et différents individus, que l’on peut classer comme suit :

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La communauté foraine

Les forains voyagent de ville en ville et font venir la fête foraine chez les habitants. Ils sont les dépositaires des savoirs et des pratiques socioculturelles liées à leur mode de vie nomade. La communauté foraine regroupe toutes les générations des familles qui la composent, soit 50 000 personnes en France et 7 000 en Belgique. Elle est temporairement rejointe par des travailleurs saisonniers et des aides. Tant en France qu’en Belgique, et même au niveau européen, la communauté foraine est organisée en syndicats ou associations professionnelles.

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Les communautés locales


1. Villes, communes et administrations municipales

Les villes et les collectivités locales organisent les fêtes foraines selon un calendrier traditionnel et récurrent. Elles participent à l’organisation et veillent au bon déroulement des festivités : dans chaque ville concernée, un service dédié assure la liaison avec les forains, met à disposition des espaces publics et d’autres infrastructures logistiques, et assure la communication avec la population.

2. Les participants

La population, les visiteurs et, plus généralement, tous les amateurs de fêtes foraines (de toutes générations et de toutes origines) se réunissent en famille ou entre amis pour vivre cet événement dans un cadre local. On estime à environ 37 000 le nombre de fêtes foraines organisées chaque année : 35 000 en France et 2 500 en Belgique.

La culture foraine est préservée et pratiquée par les exploitants forains, dont l’activité principale est l’animation d’attractions. En outre, ils assurent l’entretien des métiers, leur mise aux normes en vigueur et la préparation des déplacements.

La vie de famille et la vie professionnelle sont étroitement liées. Les tâches sont réparties en fonction de l’expérience, des qualifications et des intérêts. Les parents et les grands-parents jouent un rôle majeur dans l’éducation et dans la transmission des connaissances aux enfants, qui participent dès leur plus jeune âge aux discussions familiales et apprennent à faire face aux difficultés ainsi qu’aux solutions qui en découlent.

Chacun, quel que soit son sexe, collabore de manière polyvalente et dans le respect mutuel, tant pour le travail quotidien que pour le transport et le montage des attractions.

Les villes invitent les exploitants forains et mettent à leur disposition les espaces et les infrastructures nécessaires. Tant en France qu’en Belgique, les forains sont souvent désignés comme porte-paroles de la communauté pour veiller, aux côtés des autorités locales, à la bonne organisation de l’événement, par exemple par le biais d’un responsable ou d’un comité des fêtes.

À plus grande échelle, les forains sont organisés en syndicats of en comités professionnels, tant au niveau national qu’international.

Les forains considèrent la transmission orale et le contact humain comme les moyens essentiels pour transmettre leur patrimoine vivant. Le caractère empirique de leur apprentissage y joue également un rôle primordial.

Devenir exploitant forain est un processus progressif, familial et intergénérationnel, fruit d’une accumulation d’expériences sur le terrain. La communauté reste toutefois ouverte aux personnes extérieures au monde forain en intégrant de nouveaux membres, qui sont souvent déjà familiers avec ce milieu.

Les forains maîtrisent de nombreuses compétences – artisanales, artistiques, techniques et professionnelles – qu’ils transmettent à leurs enfants avec un sens aigu des responsabilités. Leur apprentissage pratique commence dès le plus jeune âge sur le terrain de la foire. Tout en suivant une scolarité conforme aux normes belges ou françaises en matière d’assiduité et de connaissances fondamentales, ils participent activement, le week-end ou quelques heures par semaine, à la vie professionnelle quotidienne de leurs parents.

Outre la transmission orale du savoir, les « métiers », qui font partie intégrante du patrimoine des forains, sont préservés, restaurés et exploités par la même famille sur plusieurs générations.

Les informations relatives au monde forain sont diffusées au niveau européen par le biais de la presse spécialisée, de sites internet, de lettres d’information et des réseaux sociaux.

Les traditions foraines, caractérisées par une grande diversité nationale et régionale, constituent un vecteur d’identification majeur pour la communauté foraine, qui est vaste et européenne.

De foire en foire, les familles se retrouvent et partagent leurs expériences. Elles contribuent ainsi au maintien d’une culture commune, même après la cessation de leurs activités. Ce mode de vie implique une solidarité forte, tant au sein de la communauté qu’en dehors de celle-ci.

Pour les visiteurs, la fête foraine est également un lieu de transmission d’expériences entre les générations au sein de la famille. C’est un point de rencontre où les amis se retrouvent et où de nouvelles saveurs sont découvertes à travers les spécialités culinaires typiques de la foire. Attendue avec impatience, la foire constitue un loisir accessible à tous, où se côtoient différentes classes et catégories sociales.

De plus, les forains proposent des tarifs préférentiels ou la gratuité à certains publics aux besoins spécifiques. De cette manière, ils rassemblent dans un même espace des personnes qui ne se rencontreraient jamais dans un autre contexte. Chaque visiteur est libre de participer activement ou de simple observer.

La foire, organisée par les autorités locales, anime les villes et les villages. Elle s’accompagne souvent d’autres événements culturels traditionnels, tels que des carnavals, des foires annuelles et des fêtes religieuses ou saisonnières.

 

Op 15 januari 2021 heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest de kermiscultuur, op onze aanvraag, in hun inventaris van het Immaterieel Cultureel Erfgoed geplaatst. De erkenning is gebeurd door Staatsecretaris voor Cultuur Pascal Smet.

 

Sinds 18 februari 2021 is de kermiscultuur door Minister van Cultuur van de Federatie Wallonië-Brussel, Bénédicte Linard, erkend als “Chef-d’oevre du Patrimoine oral et immatériel”. Onze aanvraag is sedert 23 februari 2021 op de Inventaris voor Immaterieel Cultureel Erfgoed geplaatst.

Sedert 18 februari 2021 is de kermiscultuur op onze aanvraag, geplaatst op de Inventaris voor Immaterieel Cultureel Erfgoed van de Duitstalige Gemeenschap. Minister van Cultuur Isabelle Weykmans heeft de erkenning ondertekend.
Onze vereniging heeft samen met de Franse vereniging “Petit Cheval de Bois” en het Parijse kermismuseum “Les Pavillons de Bercy” aan een multinationaal dossier geschreven om de kermiscultuur te laten erkennen door UNESCO. Op 29 maart 2021 is de aanvraag tot opname van de kermiscultuur in de Representatieve Lijst van het Immaterieel Cultureel Erfgoed van de Mensheid overhandigd aan de UNESCO ambassadeurs te Parijs.
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La culture foraine est reconnue comme patrimoine culturel immatériel dans toutes les régions belges. Nous nous engageons à préserver cette tradition et aspirons à une reconnaissance par l'UNESCO.

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